Podcast Catch’Up – Récap de la semaine du 3 décembre (RAW et SD)

Ce n’est pas la girouette qui tourne, c’est le vent.
Edgar Faure

Salut les marks, salut les smarts ! TLC, le dernier PPV de l’année, approche gentiment et la carte se met bien en place des deux côtés de la sphère WWE. En revanche, l’excitation suscitée, elle, est très inégale.

RAW – Dean Ambrose et la leçon d’intégrité

On relève un peu le nez par rapport à la semaine dernière et un épisode calamiteux que beaucoup ont taxé de pire depuis des années, mais ce n’est pas encore la panacée ! Un gars qui était attendu au tournant en tout cas c’était Dean Ambrose. Le Lunatic était absent du show précédent et s’empêtrait dans un angle douteux dans lequel il était plus inquiet du public et de leurs germes que de son ennemi Seth Rollins. Ce dernier allait carrément jusqu’à avouer à l’écran vouloir se concentrer sur autre chose. Chouette ! La barre a été un peu redressée cette semaine, notamment avec la découverte du “Nouveau” Dean Ambrose. A l’instar de Daniel Bryan à Smackdown, Dean a finalisé sa mue et nous propose un nouveau personnage fortement inspiré de Bane. Une veste en cuir et moumoute kitch au possible, un masque à gaz, un gang de gros bras et une musique remixé à coup de sirènes d’alerte atomique, le voilà qui débarque théâtralement pour nous expliquer ses nouvelles motivations. Sa lutte contre les pêchés du Shield semble à présent se mêler à un autre combat contre la pourriture du monde par le biais d’une germaphobie exacerbée. Une chose est sure, l’homme est extrêmement perturbé et Renee Young n’a toujours, étrangement, aucune raison à nous apporter…

Les femmes ont été fortement mises à l’honneur une nouvelle fois avec quasiment tout le premier tiers du show qui leur était consacré. Ronda Rousey est ainsi arrivée directement pour un match tagteam avec Natalya contre Jax et Tamina. Mais c’était sans compter le Riott Squad qui est venu se mêler aux affaires et passer Nattie au travers d’une table (bookant ainsi un match sur cette stipulation contre Ruby à TLC). Dans la foulée, Alexa Bliss nous propose un second forum avec Bayley et Sasha. Cette fois, promis, pas d’entourloupe. Sauf que les vilaines refont leur apparition et les débats se régleront cette fois dans un tag match. Plus tard dans l’émission, le match d’ouverture sera remis avec Ronda devant trouver une nouvelle partenaire. Ce sera finalement Ember Moon, pour une victoire dans le Main Event de l’émission… ! Si il y’a du positif à retenir pour les fans de catch féminin, pas de bol ce n’est pas mon cas, c’est que tout va bien pour mesdames à Monday Night RAW.

Sur la planète Corbin, tout était moins rose que la semaine dernière avec des “faces” plus conquérants et mis en valeur. Finn Balor notamment a aidé Elias qui a pu prendre sa revanche sur Bobby Lashley, mais il a également assisté un Dolph Ziggler fraîchement revenu du bon côté de la force à triompher de son ex-partenaire Drew McIntyre. Ce dernier s’est vu remettre une médaille d’excellence par Baron pour des raisons obscures, mais continue de s’affirmer comme la puissance montante du show rouge.

En vrac sinon, Lucha House Party continue de mener la vie dure aux pauvres gars du Revival dans un segment encore une fois booké à l’envers. Heath Slater a battu Rhyno l’envoyant à une retraite forcée, Baron Corbin ayant prévu qu’il fallait virer l’un des deux pour des raisons économiques. Autre traquenard de l’omniprésent GM, Roode devait affronter Drake Maverick pour un nouveau title shot, mais c’était finalement un 3v1 déguisé qui voit les AOP détruire le Glorious One. Palpitant !

Dean Ambrose et ses potes ont bien compris que ça sentait pas très bon côté RAW dernièrement.

Smackdown Live! – Les girouettes de Daniel Bryan

Smackdown continue à nous proposer en retour des shows d’une qualité rare. Daniel Bryan a crevé l’écran cette semaine lors d’un Miz TV très attendu. Il nous tardait de le voir se confronter à un Miz qui n’a cessé de le tourmenter avec sa philosophie des mois durant. Le “Nouveau” Daniel Bryan ne mange pas de ce pain là et ne concède aucun terrain au Miz, pire, il semble justifier sa position en affirmant que sa faute n’est rien par rapport à celles des milliers de personnes dans l’arène lorsqu’il s’agit de détruire notre chère planète. Sur un ton éminemment moralisateur, culpabilisant et hautement insupportable, Bryan se transforme en hippie givré capable de passer d’un calme olympien déroutant à une colère noire soudaine. Une métamorphose ahurissante qui prend complètement, suscite les huées et les “What” (délicieusement moqué par Bryan) au moindre mot pour celui qui a pourtant été le babyface ultime de la fédération. Une énième preuve du génie catchesque de Bryan.

Le Miz justement a peut être été, et est depuis des mois, le MVP discret de Smackdown. Hilarant en backstage avec Shane McMahon, piquant et comme un poisson dans l’eau lors du Miz TV en promo, il a été encore une fois très convaincant et a fait preuve d’une alchimie rare avec AJ Styles en main event de l’émission entre les cordes. Miz en 2018, c’est le package total.

Les femmes restent chaudes comme la braise cette semaine avec un segment à trois, sans doute un poil brouillon, mais indéniablement enflammé entre Becky Lynch, Charlotte Flair et Asuka pour signer leur contrat pour cet incroyable Triple Threat TLC qui s’annonce dantesque. Becky sert un couplet finement ciselé sur fond de rumeurs internet, n’hésitant pas à accuser Charlotte de vouloir copier sa personnalité pour la remplacer maintenant que c’est elle qui est au top. Charlotte retrouve sa personnalité qui lui sied le mieux. Tandis que Asuka hurle en japonais pour le plaisir des fans. La température monte entre sans doute ce qui se fait de mieux chez les femmes à la WWE.

Cela semble d’ailleurs être le concept à Smackdown récemment, envoyer ce qui se fait de mieux, puisque côté équipes on a mis aux prises sans doute les trois meilleures équipes de la fédération sous la forme d’un Triple Threat avec un membre de chaque équipe : Cesaro contre Xavier Woods contre Jey Uso. Match enlevé et frais, il nous rappelle à quel point Smackdown est le show de la division par équipes.

La WWE, la seule boîte dans laquelle tu peux être au bar à picoler peinard pendant les heures de boulot, sans même te cacher, et c’est normal.

Le déséquilibre continue d’être total cette semaine encore et TLC s’annonce vraiment comme deux shows en un avec d’un côté Smackdown qui nous envoie la crème de chaque division, alors que RAW s’embourbe autour de Baron Corbin et peine à nous faire rêver, même sur des segments aussi chauds que Ambrose/Rollins. Il reste une semaine pour tenter de faire que ce TLC 2018 ne soit pas un PPV bleu avec quelques matchs rouges de remplissage autour.

 

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Arbitre pendant un “Lucha House Rules Match”.